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Société Anonyme

Exposition du 14 mars au 13 mai 2007 au Plateau / Frac Île-de-France

Une journée ordinaire | 04 novembre 2007


Publié par Societe-Anonyme à 16:28:36 dans - Présentation de l'exposition | Commentaires (0) |

Une lettre de 16 Beaver/Un groupe comme les autres | 12 mai 2007

Sunday in Paris -- 05.13.07 -- Chronicle of a Day

CONTENTS:
1. about this sunday
2. how we arrived here and where we are going
3. useful questions

________________________________________________
1. about this sunday

Who: open to anyone interested
What: Chronicle of a Day
When: 12pm to 12am, Sunday May 13, 2007
Where: Paris - beginning at Recollets*

un groupe comme les autres & 16 beaver invite you to what they hope will
be an interesting and thought provoking day. This day should be neither an
ordinary day, nor seen as a work of art, nor a political act. It will rest
beside each of these. It will be an other day.

Those who want to join, are asked to devote their day, from 12noon to
midnight. If you come slightly late, this is not a problem, but we would
like to have people give this day and this time to one another - engaging
in discussion and collective thought about the relations between everyday
life and our various political commitments. Simple questions like the ones
asked in the film Chronicle of a Summer, relating to how we live, whether
one is happy with one's own life, and our relations to greater political
circumstances.

The event will begin with a late breakfast at Recollets and then we have
planned a few meetings and encounters with specific individuals in the
city. We will conclude with a meal together.

For those interested, please write to ungroupe@16beavergroup.org, since
they would like to know how many people will be taking part. You are also
welcome to surprise them by dropping by on Sunday at noon.

*Centre International d'Accueil et d'Echanges des Recollets, 150-154 rue
du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris, Metro Gare de l'est




________________________________________________
2. How we arrived here

In the context of Société Anonyme, a program organized at Le Plateau in
Paris, we have worked with un groupe comme les autres, an open work group
investigating among other things, the history and potentiality for a
collective and political approach to filmmaking.

We watched a series of films focusing on the 60's, and groups or
individuals who worked collaboratively in Paris - including the Groupe
Medvedkine - SLON, Dziga Vertov Group, Chris Marker (Le Jolie Mai), Guy
Debord (Critique of Separation), and Jean Rouch/Edgar Morin' (Chronicle of
a Summer). Each with their distinct positions and approaches, yet sharing
a general conversation and circumstances (technical and political). Our
research and discussions took us into many directions.

On one register we have been thinking about the current political
circumstances, the elections, the struggle being waged by homeless people
for decency and a home, the fight by the paperless, the undocumented and
refugees, and the much heard about but not fully understood revolts in the
Banlieues.

On another register we were interested in thinking about what it would
mean, and how one could make a film like Chronique today. Our
conversations were also touched by other participants at Le Plateau -
discussions which included the relations between critical theory and
artistic practice, as well as the legacy of the avant-garde.

We challenged ourselves with the possibility of making a film that would
somehow be in conversation with these references. But this is a 'film to
come' and will hopefully manifest at a later date.

This Sunday, we would like to invite you to continue this conversation
with us, and to explore one possible response to our inquiries. We will
spend the day together, from 12 to 12. The day will begin at noon, with a
breakfast at Recollets (150-154 rue du Faubourg Saint Martin, 75010 Paris,
Metro Gare de l'est) and we have planned a modest itinerary through the
city, with a few appointments and conversations with individuals we have
been in contact with.


________________________________________________
3. useful questions

We have assembled the following questions which we can add to over the
course of the day.

Questions borrowed from Chronique:

How do you live?
Are you happy?

Questions we ask ourselves:

0. What is the decisive everyday question to be asked today?
1. What is the relation between our happiness and the social contexts we
inhabit?
2. How do we connect our everyday life, our ways of living to our
political struggles and concerns?
3. How to affirm while critiquing in such troubling and difficult
political circumstances?
4. Confronted with political and economic catastrophe, we are asked to
either share the guilt or occupy the role of victim. How to consider and
work for a  space of agency which does not occupy either of these
positions?

Publié par Societe-Anonyme à 10:24:35 dans - Activités de 16Beaver/Un groupe comme les autres | Commentaires (0) |

Problem of the Week 2: « Quels manifestes pour aujourd'hui? Statements et intentions" le 14 avril, par Sarah Sabourin | 02 mai 2007

Cinquième table ronde des Problems of the Week organisée par
Guillaume Désanges, critique d'art et curateur, Paris.
Avec Chto Delat?/What is to be done? (Dmitry Vilensky, Olga Egorova), Saint Petersbourg / Moscou
Guillaume Désanges
Vít Havránek, tranzit.cz, Prague
What How and for Whom? (Ivet Ćurlin, Nataša Ilić, Sabina Sabolović), Zagreb


La table ronde « Quels manifestes pour aujourd'hui ? Statements et intentions d'activité » commençait par un rappel historique quant à la définition d'un manifeste.
Etymologiquement le mot manifeste tiré du latin veut dire clair, évident. Les manifestes ayant jalonné notre histoire, ou plutôt une certaine période de notre histoire, auraient en commun leur caractère d'affirmation d'une part, et d'autre part d'adresse universelle. Ils seraient des actes d'écriture visant à rendre public un collectif fondé en tant que tel à travers ses intentions. Les manifestes adopteraient une écriture évidente et simple, afin de rendre compréhensible au plus grand nombre un projet. Projet au sens  le plus littéral du terme c'est-à-dire que le manifeste se projette vers l'avenir, il se penserait dans l'avenir. Dans le même temps le manifeste constituerait un acte d'urgence face à une situation présente. Il serait donc indissociable d'un contexte historique qui lui donnerait son impulsion.
Le manifeste introduirait l'idée d'un désir de changement et de rupture avec la situation de son temps. Il tendrait à faire ressentir le besoin et la nécessité d'une réaction. Le collectif à la base du manifeste se fait l'initiateur de cette réaction dans le champ de l'art qui est le sien.
Le manifeste épouse une forme littéraire étroitement liée à l'oralité et à la rhétorique. On peut rajouter que le manifeste se constitue souvent comme une liste. Il ne s'agit pas d'une écriture dialectique. Le manifeste adopte le ton de la persuasion et une certaine dynamique. Il s'agit d'une écriture qui déclame. Le manifeste porte une certaine passion (dans le sens du mot le plus récent) dans sa rédaction. Toutes les caractéristiques d'un élan vers le public tiennent à la reproduction/simulation écrite d'une situation d'énonciation orale. Il ne s'agit pas d'un discours resté à l'état de sa rédaction. Le manifeste n'a pas été conçu pour être dit. Le manifeste entretiendrait la volonté d'exister en tant qu'objet. Il aurait été pensé comme quelque chose qui demeure, à l'inverse d'un discours prononcé dont il ne resterait aucune trace, aucun enregistrement. Le rapport de l'histoire de l'art aux manifestes tient à la possibilité de les détenir et de les relire aujourd'hui.
Le manifeste est un acte par lequel un collectif se donne une identité publique. Il déclare publiquement et ouvertement sa démarche et son objectif. Il rend visible un projet en train de se faire. Il rend transparent une pratique.
Le manifeste représente une démarche et une intention qui se matérialisent dans l'écriture, en marge de la production strictement artistique. Il la fonde mais n'en est pas le fruit. Au contraire il la précèderait davantage. C'est sans doute un point qui a intéressé l'histoire de l'art : les artistes s'emparaient de l'écriture et l'introduisaient dans leur démarche avant que leur production ne soit visible et avant que la critique n'écrive sur leur pratique finalisée et révélée dans un travail plastique. Le manifeste tisse un lien avec un certain pouvoir d'action.
On assisterait aujourd'hui à une raréfaction du manifeste. Par contre se multiplient des activités éditoriales menées par exemple par des collectifs au sein de leurs pratiques.
Cette pratique, comme j'ai pu le lire et l'entendre, se désigne par l'expression politique éditoriale à travers laquelle pourrait s'établir un certain rapport au manifeste. Qu'il s'agisse du manifeste tel qu'il a été identifié ou d'une activité éditoriale, quelque chose se met en marche qui dépasse le seul champ de l'art. L'écriture serait une zone de franchissement du champ isolé de l'art. Elle serait une manière de l'inscrire dans le monde qui l'entoure contre une certaine autarcie.
Peut-être cette idée serait-elle encore plus poussée aujourd'hui à travers cette expression politique éditoriale : il s'agirait pour l'art non seulement de s'inscrire mais de s'engager dans le monde qui l'entoure, comme l'affirmation d'un rôle politique et social de la pratique artistique.
Le choix du journal serait une adresse plus large et manifesterait la volonté de s'insinuer et de s'interposer autant dans la sphère de l'art que dans le système de communication en général.
Il manifesterait la nécessité pour l'art contemporain d'un champ d'action élargi à la situation contemporaine politique et sociale. D'autre part, les pratiques éditoriales interrogeraient l'écriture, d'une part dans le champ de l'art à l'instar du manifeste qui s'en était emparé, d'autre part elles réfléchiraient à leur propre statut quant au lien entretenu entre les deux domaines de l'art et de la littérature.
La pratique éditoriale actuelle et le manifeste se distingueraient par leurs préoccupations et leurs objectifs : le manifeste affiche clairement une identité et une démarche artistiques tandis que les différentes pratiques d'édition émanant aujourd'hui du champ de l'art ne consisteraient pas tant dans une reconnaissance artistique que dans le souci d'un mode de diffusion d'une pratique et d'un discours.
On peut s'interroger sur le besoin d'utiliser l'écriture en tant que médium face à la société visuelle dans laquelle on se trouve. On pourrait se demander si l'image a plus d'impact que l'écrit ou si l'écrit a encore suffisamment d'impact face à l'hégémonie du visuel. Le choix de l'écriture représenterait alors un manifeste à lui seul.
Guillaume DESANGE a soulevé deux questions différentes : y a-t-il besoin de manifestes aujourd'hui ? Y a-t-il besoin d'écrire aujourd'hui ? Le lien entre le manifeste et son contexte historique a été évoqué. D. VILENSKY parlait d'un manifeste comme marque d'un certain esprit du temps. Le manifeste serait également un acte lié à l'urgence. Malheureusement, toutes les époques présentent chacune leur situation d'urgence. C'est le manifeste qui lui ne serait plus convoqué. La question ne serait pas tant celle de la nécessité ou non du manifeste en tant qu'il réagirait à une crise politique et sociale. La question serait bien plutôt de savoir pourquoi notre situation contemporaine n'entraîne plus l'initiative et l'intention du manifeste ?
Quelque chose du manifeste perdure très certainement sous une forme décalée. Les pratiques éditoriales pourraient en être une. La question de la nécessité du manifeste aujourd'hui tiendrait non pas tant à un contexte politique et social différent, à un esprit du temps envolé, qu'à une évolution du statut de l'image et du rapport à l'écrit.
La dénonciation d'une situation actuelle, la mise en avant d'une urgence sociale et politique, l'engagement dans une pratique artistique luttant contre cette situation, tout cela peut être contenu directement dans un travail plastique sans le préambule du manifeste. On peut se poser la question de l'impact qu'aurait eu tel ou tel mouvement sans le manifeste qui le fondait en puissance.
Le manifeste dans lequel un collectif se rend visible, fait l'annonce de son programme et légitime son intention n'est peut-être plus souhaité comme tel. La question de l'activisme et du militantisme se pose. Les collectifs n'auraient plus le souci de s'identifier avant d'être identifié. Ils n'anticiperaient plus sur le jugement de leurs pratiques en se justifiant de leurs activités et de leurs intentions. Le discours véhiculé par leur pratique importerait plus que le discours sur leur pratique. Le désir d'un impact serait lié à un pouvoir de la pratique plastique elle-même.
Olga EGOROVA disait Nous sommes des artistes, nous ne sommes pas des intellectuels.
Guillaume DESANGES évoquait HIRSCHHORN qui écrit un texte pour chacune de ses expositions. Pour ma part l'écriture n'est l'apanage de personne. Le choix de l'écriture et l'acte d'écrire ne nous identifie d'aucune manière au contraire... L'écriture prend la forme et la fonction qu'on lui donne.
L'écriture aujourd'hui dans le champ de l'art tend à devenir une pratique artistique à part entière. Le statut qu'elle serait en train d'acquérir l'éloigne d'une fonction traditionnelle de l'écrit dans l'art. Cette pratique de l'écriture en tant que production plastique fait encore l'objet d'une polémique. Il ne s'agit pas d'un objet strictement visuel. Il ne s'agit pas non plus de littérature.
N'y aurait-il pas encore à distinguer la publication d'un journal au sein de la pratique artistique et un travail d'écriture qui se revendique comme production plastique ?

Sarah Sabourin

Assistante des commissaires de Société Anonyme,

Etudiante aux Beaux Arts de Bordeaux 

Publié par Societe-Anonyme à 15:23:40 dans - Activités de 16Beaver/Un groupe comme les autres | Commentaires (0) |

Polyvalence et multiactivité (2ème partie) : précarité ou modèle économique ?, samedi 21 avril | 30 avril 2007

Sébastien Pluot interrogeant Ben Kinmont en direct retransmis de New York.

©image, Natacha Détré

Publié par Societe-Anonyme à 14:51:14 dans - Compte-rendus des "Problems of the week" | Commentaires (0) |

Polyvalence et multiactivité (2ème partie) : précarité ou modèle économique ?, samedi 21 avril | 30 avril 2007

©image, Natacha Détré

Publié par Societe-Anonyme à 14:47:53 dans - Compte-rendus des "Problems of the week" | Commentaires (0) |

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About

Société Anonyme
14 mars-13 mai 2007
Le Plateau, Paris

Conception : Thomas Boutoux, Natasa Petresin, et François Piron
Avec : 16Beaver / Un groupe comme les autres (New York), b_books (Berlin), Erick Beltrán (Mexico), Chto delat? / What is to be done? (Saint Petersbourg / Moscou), Curating the Library / Moritz Küng (Anvers), Nico Dockx & friends (Anvers), Tere Recarens (Barcelone / Berlin), tranzit.cz / Vítek Havránek (Prague), tv-tv (Copenhague), WHW / What, How & for Whom (Zagreb)

Société Anonyme rassemble des artistes, des collectifs et des structures, implantés dans différentes villes du monde (Anvers, Berlin, New York, Zagreb, Barcelone, Mexico, Copenhague, Moscou et Saint-Pétersbourg), qui ont été invités à délocaliser leur activité à Paris pendant un temps donné pour y imaginer de nouveaux projets en lien avec le contexte français et en collaboration avec des artistes, chercheurs, ou intellectuels d'ici. Chaque structure et collectif invité présente dans l'espace du Plateau quelques-uns de ses projets déjà réalisés sous la forme d'archives ou d'installations légères et dans le même temps dévoilent les recherches et productions qu'elles sont en train de mener à Paris, à travers un programme d'événements publics (sous la forme de conférences, projections, actions, performances, séminaires, workshops, dîners, concerts, fêtes, etc.).

©Image Laurent Fétis

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